Prix du lecteur

L’appel de Portobello road - Jérôme ATTAL

En pleine nuit, Ethan reçoit un appel téléphonique étrange. Au bout du fil, il reconnaît la voix de ses parents disparus depuis deux ans. Après avoir pris de ses nouvelles, sa mère raccroche sur ces mots : " Dis à ta soeur qu'on pense à elle tous les jours. " Le problème, c'est qu'Ethan est fils unique. C'est le début d'une folle aventure...
Un secret de famille tombé du ciel. Un compositeur de chansons. Des nuits parisiennes et le vacarme de la solitude. Une décision à prendre. Une fille au bout de la route. Deux pom-pom girls originaires de Tchéquie. Une fête monstre sur la route de Mons. Une tarte au riz partagée avec le fantôme d'une star du rock. De la porcelaine anglaise. Comme est la vie. Fragile et robuste à la fois. Et une ode à l'amour au tournant de chaque page.

Pourquoi je n’ai as écrit de film sur Sitting Bull - Claire BARRE

Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision... Sa quête la conduit d'abord chez une chamane russe, puis auprès d'Ernie La Pointe, l'arrière-petit- fils du célèbre chef indien.

Ce périple insolite en terre sioux permet à Claire Barré de nous raconter, non sans humour, sa découverte du chamanisme et nous offre une plongée dans les coulisses de la création littéraire et de ses imprévisibles sources d'inspiration.

Père inconnu – Patrick DENYS

Paul n’a jamais su qui était son père. Dans les années soixante-dix, il découvre ce qu’on lui avait toujours caché. Durant l’exode de 1940, Dorine rencontre Ludovic, curé d’une paroisse bretonne. Coup de foudre : un enfant naît de ces amours interdites. Le scandale de cette liaison, le désastre qui s’ensuivra et le broyage de ce père inconnu par la hiérarchie de l’Église ont pour cadre une Bretagne travaillée par la Résistance et les mouvements autonomistes. L’Océan ponctue de ses colères blanches ce récit autobiographique, devenu roman d’une passion impossible détruite par les préjugés.

Le livre que je ne voulais pas écrire – Erwan LARHER

Je suis romancier. J'invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l'espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l'humain. Il m'est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi.
Erwan Larher écrit à la main, ce qui lui laisse peu de temps pour faire autre chose de sa vie.

Chère Brigande – Michèle LESBRE

La silhouette libre et rebelle de Marion du Faouët, « Robin des bois » bretonne qui, dans les premières années du XVIIIe siècle, prenait aux riches pour redistribuer aux pauvres, n’a cessé d’accompagner Michèle Lesbre, traversant comme un feu follet certains de ses précédents livres (notamment Le Canapé rouge, voir citation infra). Parce qu’une femme aux cheveux roux prénommée Marion, qui avait élu domicile dans une boutique désaffectée en bas de chez elle, a soudain disparu après quelques mois de vie miséreuse, les traits de l’autre Marion, la « chère brigande », se superposent à ceux de la SDF parisienne, sorte de contrepoint au désarroi de n’avoir pu lui porter secours. Michèle Lesbre, comme pour conjurer le désenchantement et la pesanteur du monde d’aujourd’hui, décide de partir sur les traces de la Bretonne.

Majda en août – Samira SEDIRA

On peut très bien respirer, et être morte. Respirer et être morte. Ce sont, parait-il, des choses courantes." A bout de souffle, Majda, 45 ans, s'est réfugiée chez ses parents. Le vieux couple ne sait comment accueillir et réconforter leur fille, qui n'avait donné aucune nouvelle depuis des années. Dans le huis clos de l'appartement et la chaleur du Sud, Majda remonte le temps des souvenirs, jusqu'à son enfance sans tendresse. Jusqu'à cette brisure passée sous silence durant l'adolescence.

La Grande Villa– Laurence VILAINE

«J'aurais pu me douter qu'en revenant je t'aurais trouvé là. Sans réfléchir, j'ai levé la poignée au lieu de la pousser vers le bas, c'est drôle, ma main avait gardé la mémoire de son installation à l'envers. Dans l'escalier, sur la première marche, les deux tomettes descellées ont fait leur bruit d'assiettes. C'était il y a cinq mois et quelques poussières, dans la lumière de l'hiver.»
La première fois dans la Grande Villa, c'était comme si je la connaissais depuis toujours. La deuxième, c'était après la mort de mon père.

Les Jouisseurs – Sigolène VINSON

On peut très bien respirer, et être morte. Respirer et être morte. Ce sont, parait-il, des choses courantes." A bout de souffle, Majda, 45 ans, s'est réfugiée chez ses parents. Le vieux couple ne sait comment accueillir et réconforter leur fille, qui n'avait donné aucune nouvelle depuis des années. Dans le huis clos de l'appartement et la chaleur du Sud, Majda remonte le temps des souvenirs, jusqu'à son enfance sans tendresse. Jusqu'à cette brisure passée sous silence durant l'adolescence.

Je dansais – Carole ZALBERG

« Ici tout le monde est captif. Marie est captive de son ravisseur, Édouard ; Édouard est captif de son propre visage dévasté et du scénario amoureux délirant qu'il a tissé avec cette petite fille croisée dans la rue. Les parents de Marie sont prisonniers du vide laissé par leur enfant disparu. Et les femmes, partout et de tout temps, sont en butte à la violence des hommes.
De cet enfermement, pourtant, naît une force : celle des victoires infimes et précieuses, de l'invention de soi, d'une forme puissante de survie. C'est ce feu-là que traque ce roman, le chant polyphonique des empêchés.»

Marie, treize ans, est enlevée et séquestrée. Tour à tour le ravisseur et la victime racontent : lui ce qu’il croit être de l’amour, elle sa résistance intime, son acharnement à vivre. Avec une poésie et une intensité rares, Carole Zalberg ose confronter des voix que tout semble éloigner, creuser les paradoxes de la réclusion et de la liberté.

Mon Étincelle – Ali ZAMIR

Étincelle est une jeune fille qui se retrouve à bord d'un avion qui relie deux îles de son pays, les Comores. Prise dans les turbulences du vol, et tenaillée entre deux liaisons amoureuses, elle va se remémorer certaines des histoires que lui contait sa mère, à commencer par celle, somptueuse et tragique, qui devait un jour lui donner naissance. 
Mon Étincelle remet en scène l'éternel jeu de l'amour et du hasard qui unit les amants. Après Anguille sous roche (Mention spéciale du prix Wepler, Prix Senghor du roman francophone), Ali Zamir confirme avec ce second roman son talent de conteur. Au gré des histoires que vivent des personnages au nom les plus improbables – Étincelle, Douceur, Douleur, Efferalgan, Dafalgan, Vitamine, Calcium – on découvre le monde insulaire, truculent et contrasté d'un écrivain décidément atypique. 

"Bien que je n'avais pas entendu maman évoquer la formule populaire " il était une fois ", cette histoire résonnait dans ma tête comme un conte de fées : c'est une histoire de deux étudiants qui commence à Madagascar dans la ville de Mahajanga. La ville aux baobabs. Je me rappelle toujours cette histoire à chaque fois que j'affronte une épreuve. C'est l'histoire d'une adolescente de dix-huit ans, timide, réservée, prénommée Douceur et d'un jeune homme courageux de dix-neuf ans, Douleur. Douleur et Douceur s'aimaient éperdument."